Où comment découvrir toute la philosophie des gouttières, en discutant avec Rey de la Mancha, le chat.

lundi 14 décembre 2009

Les visiteurs de Noël

*
Il y avait, dans l’temps, une fête qu’on appelait Noël. Comme on aurait pu dire Anastasie ou Philippine. Ce qui aurait sûrement changé le cours des choses. Aussi on en resta à Noël. La fête donc se déroulait par une nuit sans lune. S’il n’y avait pas de lune, c’était pour que l’étoile brille de tous ses feux. Parce qu’il y avait une étoile. Alors les gens s’étonnaient. Etoile, tu es toute blanche, tu manques de punch ! Et ils lui offraient des oranges. Etoile, tu es toute froide, tu vas tomber malade ! Et ils allumaient des bougies. Etoile, tu es toute seule, tu dois être triste ! Et ils amenaient leurs enfants. Et c’était terrible. Pour l’étoile. Oranges, bougies, enfants … de quoi flipper toute la nuit et celles d’après.

Aussi, quand les visiteurs aux plumes sont arrivés, l’étoile a bafouillé siouplé donnez-moi de l’étrange, du secret, du divin, du rêve enfin ! Faites Noël … ou bien j’vais m’éteindre ! Ils avaient sous le coude du drôle, du triste aussi, du souvenir, de quoi crier, de quoi chanter, enfin. A plusieurs voix. Ce qu’ils ont fait. Il ne reste maintenant qu’à leur rendre hommage.

Pas un mot depuis, oh, depuis au moins deux siècles. Oui elle exagère, l'a toujours exagéré s'agissant du temps, pas le temps qu'il fait, le temps qui passe, qui se mesure, deux siècles ça doit faire beaucoup de kilomètres, ça. Pas un seul mot donc. Même pas un signe. Je ne sais pas, moi, un point d'interrogation, comme un signal de fumée. Ou trois points de suspension... ô temps suspends ton vol ! Ou bien, oui, tiens une virgule, c'est joli une virgule, se sentir virgule de l'univers. Mais non, rien. Pas un mot, pas un signe, même pas une bulle de savon. Il a dû se transformer en caillou, se dit-elle. Oui c'est ça, il est devenu caillou, chou, genou, hibou, joujou...
Le caillou – Mû

Elle l'avait jeté !

Du balcon gendarmé de barreaux de bois au quatrième perché, je le voyais mon pauvre transitoire. Mon invalide d'amour. Ma gueule cassée. Bien sûr, il était borgne en plus d'être manchot. Même, au fil des ans, il avait développé une inquiétante pelade à force de caresses. Certes, de nos jours, il aurait été condamné sans appel par Monsieur Norme Française, oui, oui, il était vraiment très laid, cabossé par sa vie d'intrépide. Mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ait le réconfort. Et surtout, c'était le mien. Mon ours.

Et pour l'heure, il gisait tragique, sur le couvercle gris de la poubelle...

Et la voilà, la gosse de quatre ans, moins haute qu'une botte de son père - ces affreuses jambes de grenouille qu'il chausse pour la pêche - dévalant ventre à terre le dangereux colimaçon de l'escalier. Le cœur battant à se rompre de l’imminence de la perte, elle s'en va sauver le naufragé du rebut.

Puis, elle cache le clandestin dans la pièce débarras où elle perpètre d'ordinaire ses forfaits. Cette pièce aux murs nus sans chauffage que l'hiver lui interdit. Étrange grenier improvisé, éclairé par une fenêtre ouverte elle-même sur un lieu clos. Un puits de lumière étroit fermé tout en haut par une verrière, ménagé entre plusieurs vieilles bicoques. Lorsqu'elle s'y penche, à deux mètres en-dessous elle entre chez le voisin. C'est dans cette pièce qu'elle apprend la cuisine. Un peu d'eau et de farine volées qu'elle touille soigneusement en bouillie élastique pour nourrir son baigneur qui n'est pas difficile. Parfois, elle oublie cette tambouille, elle peut alors observer avec des airs scientifiques, la belle chevelure verte qui pousse allègre dans les menues assiettes en porcelaine.

Le sursis dure quelques jours, mais la mère est suspicieuse. Et puis, elle connaît bien l'enfant qui ne sait pas dissimuler sa culpabilité. Elle les surprend embrassés, et la lionne se hérisse de colère. Elle crie, la môme lui tient tête, mais la raison du plus fort est la raison du plus fort. « Moche et sale, nid à microbes » La sentence est tombée. Elle repart avec le condamné sous le bras, poursuivie par des hurlements d'écorchée et des suppliques.

Elle descend les quatre étages presque sans toucher terre, comme un ange vengeur porté sur l'aile du courroux. Il n'est pas dit que l'enfant ne pliera pas sous sa loi.

Mon ours, mon précieux, est enfourné sans ménagement dans la gueule noire de la poubelle. D'en haut, je le vois disparaître, me jurant d'aller le récupérer dès qu'elle aura le dos tourné. Las ! Les éboueurs n'étaient pas encore passés. Ils arrivent sur ces entrefaites, l'un d'eux ouvre la poubelle et apercevant le vieux plantigrade, l'en retire, parle à son collègue, et fourre l'ours dans le grand sac où il entasse tous ces trésors qu'on jette. Horreur !

Mon ours est perdu pour toujours.
L’ours – Epinéphrine



Ignorer cet enfant-là
Qui m'enlace des reflets de ses baisers
Et cherche le lait à ma bouche suspendu,
Gesticulant ses colères
A briser le miroir
De mon front fatigué,
Ses regards surgissent
Et dessinent les blancs
Honnis des caresses refusées.
Cet enfant-là, mon tumulte,
Rêve de comptines,
Enfoui dans la niche de mes seins,
S'agrippant comme une entaille,
Un buisson d'épines, luminescent.
Sauve-toi – Détroit Sud

Le pot au feu… Mon antidote à moi. Mon remède à la vie moche, aux dimanches vides, au froid qui vous tombe sur les épaules comme un manteau trop large. J’ai chargé le poêle à bois comme une vieille locomotive, placé dessus le faitout garni de viandes, du bouquet garni, de l’oignon piqué de clous de girofle, attendu le premier bouillon… Les jours de pot au feu sont des jours immobiles, des fins d' après midi affalées sur un canapé, un bouquin posé sur les genoux qu’on n’ouvrira peut être pas, des yeux qui se ferment un peu, des rêveries qui n’auront rien de métaphysique. Sentir sur mes doigts le piquant du poireau, l’odeur entêtante du céleri. Trouver le bon moment pour ajouter l’os à moelle. Marier le végétal à l’animal. Appeler un ami. ” Tu viens ? “

Le pot au feu, le dimanche soir quand il bruine, c’est quelque chose d'un peu intime, limite sérieux. On parlera littérature. Il y aura des silences. Des regards qui se perdent dans les flammes… Pour quelques heures, la vie en rose.

Le rose subtil des navets…
Pot au feu – Les larmes et autres bonheurs immenses


"Beuuuuuuuuuuuuuuuaaah!! Veux pô y alleeeeeeeeeeer !!
- Bouge tes fesses un peu, et vas-y !
- Naaaaaaan !! Y va me faire des trous partout, enfoncer des z'aiguilles, taper au marteau !
- Rhooo !! Lillie, arrête donc tes bêtises et file !
- Ouuuuuuuuuuh-ouh-ouh-ouuuuuuuuh !! Y va m'arracher une dent, c'est sûûûûr ! Je vais revenir défigurée, anesthésiée à moitié, la bouche en biais. Je vais baver que d'un côté, avec la langue de dehors ! Je serai affreuse et toi traumatisée, et tu vas plus m'aimer, et tu vas te MOQUER !! Et en plus, je vais pu pouvoir parler !!
- Hum... Plus parler ?... File vite !!
- Hiiiiiiiiiiin !! Tu vois, tu te mooooo-oo-oo-queuuuuuu !!!... Y va me charcuter la trooooonche !!"

Et le même cinéma toute la soirée ... Et le lendemain, jusqu'à ce que Lillie se rende chez le bouch... Heu, le dentiste.
Un grand monsieur carré, pas commode du tout, l'air un peu pervers, qui l'accueille d'une poignée de main ferme et d'un regard limite scanner qui la parcoure des pieds à la tête.
Tout d'un coup, Lillie n'a plus mal, mais plus mal DU TOUT ! Elle pourrait même rentrer chez elle. Mais trop tard, il lui demande de s'allonger sur le fauteuil à torture.
Merdum-merdum ! Ses pieds s'entortillent, elle s'accroche à sa robe, tournicote les coins.
Puis lui montre d'un doigt timide où qu'elle a mal.
Le bou... dentiste, lui pose tout plein de questions.
"- Vous êtes enceinte ?
- Nan, mais par contre j'ai mal aux dents..."
Quelle question à la con !
Il y fait une radio des dents.
"- Z'allez m'arracher une dent ?"
Le ton est banal, mais Lillie pourrait presque se faire pipi dessus tellement qu'elle flippe !
Le dentiste ne répond pas tout de suite. Merdum. Il se racle la gorge et finit par dire :
"- Vous n'avez absolument rien ?
- Qué ?
- Vos dents vont très bien. Pas de carie, pas d'infection.
- J'ai RIEN ? Mais pourquoi j'ai mal ??
- Je ne peux pas vous dire. La douleur vient d'ailleurs.
- A part appeler Mulder et Scully, vous me conseillez quoi du coup ?"
Y s'marre le con.
"- Faut faire des radios"
Des radios...

... Voilà pourquoi Lillie n'aime pas les médecins. Ils soignent jamais rien : ils trouvent toujours autre chose ! A croire que les médecins et les mécaniciens ont fait les mêmes études !

Beeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuaaaaaa !!!
Le dentiste – Lillie contre les lutins


Il est parti, la voilà seule
Au bout d'une si longue vie
Une photo couleur sépia
Tremble entre ses vieux doigts

Les larmes perlent à ses yeux
Le film se déroule à l'envers...
L'histoire à nouveau se répète
Mais la nuit est tombée...
.......
Le silence de la mémoire
Quand tout se ferme autour d'elle
Dans le bruissement d'aile
De l'oiseau frappé à mort...

Plus un soupir ne viendra l'éveiller
Et l'âme fuyant l'enveloppe charnelle
Un instant encore se posera
Laissant flotter derrière elle

Le silence...
Silence - Galaxie




J'ai rien dit à personne :
j'avais rangé mon rêve entre deux vérités
aux mines bien austères,
propres sur elles jusqu'aux yeux.
Fallait pas qu'il déconne !
S'il restait là, gentil, nul n'irait se douter
qu'il n'était qu'un faussaire,
un doux dingue parmi les dieux !
Clandé – A la lune



Ne me laisse pas dans l’hiver d’hier,
Dans celui où j’ai eu si froid.
Je vois, les feuilles sont entières
Mais j’ai peur de toi, de moi.

Ne me regarde pas comme une étrangère,
Plissant les yeux sous un faux soleil.
Je ne suis plus, je sais, cette cavalière
Qu’un matin, tu croisas sur le pont de Seille.

Donne-moi cette dernière chance
Laquelle on veut croire, encore une fois.
Tends-moi la main sans effervescence,
Dans la douceur, le calme des doigts.
L’hiver d’hier – Cati

mercredi 9 décembre 2009

Il faut sauver Désiréééé !!! mais j'le ferais qu'une fois, alors bon.

*
Parait que y’en a, que je ne nommerai pas, qui n’arrivent pas à mettre des com’ sur ce blog. Même qu’y font ça à l’arrache … oh ! j’m’étonne là, ouep j’m’étonne. Mais pas tant que ça. Ici, pour coller un com’ faut s’donner du mal. C’est fait exprès. Y’a que les habiles, les dégourdis, les ingénieux, les virtuoses, et les autres qui s’en sortent. Des fois.

Mais comment font-ils donc ceux qui arrivent au pinacle ??? Oui, comment ? D’abord, ils écrivent dans la p’tite case prévue à cet effet, leur définitive et radicale opinion. Ce qui démontre bien qu’au préalable, ils ont un dessein réfléchi. Bien sûr, ils ne trouvent pas les enjolivures : Ici, point de tout ça. C’est pas avec du gras et d’l’italique qu’on cause, ni même avec le gai luron qu’on nomme Emile (euh … smiley ?). Certes, certains imaginatifs font des choses comme ça : (b)bla bla bla(/b), s’imaginant, les naïfs ! que leur com' s’épaissira au rendu. Ou bien ça : (i)bla bla bla(/i) attendant que l’improbable penchant de la tour de Pise redresse la situation… Pfff !

Mais il n’y a place, ici, que pour du texte. Brut, sauvage, sans fioriture aucune (à moins bien sûr d’avoir une veine de coq !). Texte qu’on saisit dans la case idoine. Comme ça :

Ton vers est bancal ma chère amie
manque un pied à ton alexandrin
a dit machin qui s'y connaît …

Comment ? quoi ? hein ?
By Jove this is a joke !
Machin, tu me provoques !
crois-tu donc que je compte
les pieds quand je raconte ?
que nenni mon joli !

Ah ! Que ne vous ai-je dit
illico et presto
que vos stances
m'ont ébloui
et même qu'à distance
en vous lisant, amie
de mon lit, j'ai chu !
Je m'en veux ! Tiens je vous relis.

Comment ? quoi ? hein ?
Machin, en chutant
t'es-tu cassé les reins ?
Tu n'as que mots navrants
anodins et suaves !
La cervelle, c'est certain
soudain te fait défaut !
il n'en coule on dirait
que du sirop de rave !

Mon commentaire je le vois
ne vous sied point. Que faire ?
Ah oui ! Mettre les points aux i
c'est cela qu'il vous faut.
Très bien : vos rimes ramollies
n'ont rien de l'élégie !
je vois tous leurs défauts
vous n'avez de talent, ma mie
que celui d'un chameau !

Ô
temps
suspends
ton vol de gerfauts
sur la mer tu grinces des
ailes j'ai faim et j'ai très soif …

Mon commentaire
vous vous en fichez ma chère
vous êtes dans votre univers
et devant le miroir pour vous
vous toute seule, juste vous
vous déclamez vos vers …
No comments.

Maintenant, il faut faire en sorte que le tout parte illico se placer là où il se doit. Les experts savent que pour cela, il faut un profil. Novices, sachez-le : on n’entre jamais de face dans l’monde virtuel. On fait ça à l’anguille, en ondulant entre ombre et lumière. Ici faut s’décider, y a pas l’choix.

Dans la case ‘Sélectionner un profil’, l’expert se décide. Pour ‘Anonyme’. Le novice peut également faire ce choix. Pour l’un, il s’agit d’une volonté clairement marquée de se sortir d’affaire vite fait, avant qu’les tifs lui tombent de la tête ; pour l’autre, c’est une tentative méritoire de tenter d’essayer de tenter.
Pour les deux, c’est d’abord une monumentale erreur : ‘Anonyme’, c’est les limbes (tiens en parlant des limbes, y’en a qu’on voudrait bien s’en délecter tous les matins) et faut finalement laisser son nom. Pour passer à la postérité glorieuse. Sinon on a tout fait pour les courants d’air.
Y’a des velléitaires qui résistent – nan, j’le mettrai pas mon nom ! Tant pis. Seront rien que des moutons noirs qu’essaient de s’planquer dans l’troupeau. Ceux qu’le loup bouffe en premier à son p’tit déj’. Et les p’tits déj’ du loup … Y’en a un que j’connais – j’dirai pas qui, pasque bon, c’est un loup quand même. Et pas piqué des mites …

Le mec du p'tit matin
qu'on voit de loin
dans le reflet de son miroir,
broie du noir.

Le soleil a beau s'lever
ou bien la pluie tomber
il traîne dans le grand vide
entre la nuit et le jour,
ce court instant critique
où la lune même et les étoiles
savent pas encore s'il faut s'éteindre.

L'a l'œil ouvert, l'est même pas mort
sait pas quoi faire, il dort encore
ou fait semblant, joue au fantôme
et va et vient.

Dis pas bonjour ; en fait dit rien ;
des fois il fait que geindre,
juste un soupir qui met les voiles,
pour rien, comme ça. Va pas plus loin,
vacille un peu à fleur de veille
entre le rêve et le sommeil.

Faut pas le courtiser
au pied levé
s'il a pas pris son café.

Pas lui parler non plus
Répondra rien : l'a pas
les yeux en face des trous.

Pas l'réveiller surtout, pas l'réveiller …

Comme quoi ‘Anonyme’ c’est l’meilleur des pis aller, sauf qu’on sait pas où on arrive. Des fois. Nan, le mieux, dans ‘Sélectionner un profil’, c’est d’cliquer sur ‘Nom/Url’. Au moins, avec ça, on est dans la galère intégrale. A cause de ‘Nom’ pour commencer en beauté. L’expert le sait, qui d’emblée s’trouve face à lui tout seul devant lui-même : qui je suis, mais qui je suis ? Des heures qu’il va y passer à s’chercher, sans parler d’la juronnade qu’accompagne l’effort, ‘tain qui j’chui ? Quiiiiii ? ‘tain de merde, fait chier ! Qui je suis bordeeeel ! Et vlan, dans les limbes l’expert (euh … limbes ?) ; quand au novice, dans l’brouillard, le novice, dans l’bouillard !

Brouillard d'hommes

Et qui donc dira les louanges
De Géronimo et Mimi
Etres parfaits mais à demi
Des enfants des gosses des anges
— Et qui donc dira leurs louanges

De Mimi et Géronimo
Qui se lancèrent au Grand Large
Et sur leur Arbre drôle de barge
Suivirent l'aile d'un Oiseau
— Elle Mimi, lui Géronimo

Ils se lancèrent au Grand Large
Ils traversèrent l'Océan
Cet élément fort malséant
Qui dévorait goinfre leur plage
— Ils se lancèrent au Grand Large !

Ils traversèrent l'Océan
Car la Mer vague méprisable
De leur plage et grève agréable
Emportait tout le sable blanc
— Ils traversèrent l'Océan

Car la Mer vague méprisable
Emportait pour où ? Le sablon
Le sable doux leur sable blond
Et qu'en fais-tu de tout ce sable
— Ô Mer ô vague méprisable ?

Emportait pour où ? Le sablon
— Enfants ils partirent sans rire
Sur un Arbre pour tout navire
— Pourquoi cet Océan glouton
Emportait pour où ? Le sablon ?

Enfants ils partirent sans rire
Ils traversèrent la Grande Eau
Elle Mimi, lui Géronimo
Suivant l'Oiseau par leur grande ire
— Enfants ils partirent sans rire

Ils traversèrent la Grande Eau
Enfants brouillons gosses gracieux
Pour gagner le jardin de Dieu
De l'Autre Côté, autre lieu
— Ils traversèrent la Grande Eau

Enfants brouillons gosses gracieux
Ils accostèrent en Eden
A l'heureux jardin et pérenne
Ils forcèrent la main de Dieu
— Enfants brouillons gosses gracieux

Ils accostèrent en Eden
— Ce fut avant la Création
Avant la grande Mutation
Avant l'aventure sereine
— Ils accostèrent en Eden

Ce fut avant la Création
Avant que l'Homme ne surgisse
Du rêve flou d'un Dieu propice
— Qui pour eux bâtit sa Maison
Et lors ce fut la Création …

Et qui donc dira les louanges
De Géronimo et Mimi
Etres parfaits mais à demi
Des enfants des gosses des anges
— Et qui donc dira leurs louanges ?

— Furent dans l'aire floue du rêve
Comme brouillard d'Adam et Eve …

Mais laissons à chacun ses affres. ‘Nom’ ? case obligatoire ! Sinon c’est pas la peine de cliquer d’ssus. Alors que URL (Univers Relatif des Labyrinthes), c’est case facultative. Ouf ! Personne n’est obligé d’y copier/coller l’adresse pourrie qu’il a innocemment balancée un jour, dans l’giron d’un hébergeur retors. Pour l’éternité.

Bien sûr, c’est également possible de cliquer sur d’autres choix, mais là faut au préalable avoir juré fidélité à Compte Google, qui compte, et compte, et compte …18394 visites madâââme, hier matin, entre 9h31 et 9h12 ! Menteur ! T’es qu’un foutu menteur de compteur de bits ! Si tu m’refais ça, j’te quitte, te restera que dalle pour pleurer ! Euh … ou à LiveJournal, WordPresse, TypePad, AIM (Ahhh ! Infame Méduse !) Open ID (idée ? Pchiiii !). C’est comme on veut. Le novice y peut pas, même si y veut.

Pour finir l’épopée, on clic sur ‘Publier un commentaire’ et à dieu vat !
A noter : les prières d’accompagnement servent pas. Mais ça bouffe pas d’pain.

Nan, le mieux, pour sauver Dez, c’est d’la laisser se dépêtrer toute seule. Qu’elle assume la nana ! Elle veut écrire ? Bin qu’elle le fasse ! Ici, on l’attend au virage, ouais au virage ! Vas-y, vas-y, fais voir un peu c’que t’as dans les tripes !!! C’est pas à nous qu’tu vas te la jouer facile, crois-pas ça ! pasque si tu l’crois, bin tu t’goures !!! A l’arrache ? Pfff, ça se saurait si la vie c’est zénitude and co ! Comment tu y’arrives pas comment tu y’arrives pas ? T’as les deux pattes dans l’sabot ou quoi ? Tu crois qu’on s’acharne à t’refouler dans les limbes ? (limbes ???), qu’on t’chasse comme les feuilles d’l’automne au vent d’l’hiver ? Qu’on te bannit du trône à com’ ? … Quoi que … Ouais bin nan ! Pasque nous, on t’amicale. On s’dit, oh elle l’a fait à l’arrache ! L’est trop forte l’écrivaine, l’a dû s’doper à l’épinéphrine au p’tit déj’. On l’apprécie ta galère, ça nous émeut l’cœur de constater qu’tu pourfends l’blogger méphitique ! Juste pour nous. Comme un cadeau.

Kodama

lundi 7 décembre 2009

Damned, je suis fait comme un rat !

*
Où l'on voit descendre des montagnes du Nord des rats en multitude innombrable qui, comme un déluge ou plutôt comme un débordement de substance vivante, viennent inonder les plaines... (Buffon, 1707-1788)
*
Murphy, rat d'bateau (ship rat)
*
Embranchement : Vertébré flexible
Classe : Mammifère en feutrine
Ordre : Rongeur déterminé
Sous-ordre : Myomorphe
Famille : Muridé
Genre : Shipus ratus
Espèce : Murphy voyageur (rattus rattus)
Territoire : Australie du Val d'Oise du monde
Activités diurnes : Dormir et ronger et dormir et ronger et dormir.
Activités nocturnes : Envoyer des messages en morse, quitter le navire quand il va couler.
Caractéristiques : Aime la mer, les voyages en terre inconnue, refuse la routine et tous les systèmes constitués, en fonction du grand principe que la vie est tellement plus facile quand on est organisé.
*
- Et bé, c'est quelqu'un çui-là ! Y s'mange ???
- Le chaaaaat !